au sommet du rognon de la Charpoua
Historique :
Le dimanche 18 octobre 1903, le refuge était monté face à la gare de Chamonix par les soins de Mr Catella, entrepreneur. La Cabane mesure 4 m. par 6., sur le lit de camp, 8 personnes peuvent coucher et 4 autres pourront dormir sur des lits de sangles relevables et laissant place ainsi durant la journée à un espace plus grand. La cabane, conçue par Mr Nivert du P.L.M., sera montée durant le mois d’octobre au Montenvers. Au printemps, on profitera de la neige pour la transporter sur des traîneaux à bras sur la moraine au pied des Drus et elle sera ensuite montée à dos d’homme au rocher de la Charpoua et construite à l’emplacement de l’ancien gîte des Drus.
Le 17 juillet 1904, le refuge des Drus est inauguré par le président du club des sports alpins, Mr J. E. Charlet-Straton, qui malgré son grand âge (64 ans) fait partie de la caravane. Le temps est splendide.
La clé est disponible au Montenvers.
En 1909, le refuge est doté de 8 paires de galoches.
Au début de la saison d’été 1910, le refuge est doublé intérieurement par une cloison de bois, il n’en sera ainsi que plus confortable et un peu moins froid. Le refuge contient en permanence deux cordes et une pharmacie. Quelques aménagements mineurs sont apportés au refuge en 1911. L’escalier d’entrée est refait et renforcé par de gros blocs, une petite plate-forme devant le refuge est un garde-corps sont mis en place.
Le refuge était précédemment confié par la commune de Chamonix au Club des Sports. A l’automne 1959, la commune le remet au C.A.F., section de Paris-Chamonix avec la charge d’en assurer l’entretien.
Une réfection des deux parois extérieures (face aux Flammes de Pierre et face à la mer de Glace) a lieu en septembre 1963. Cette réfection est effectuée par trois guides de la Compagnie des Guides de Chamonix.
Il est gardé pour la première fois en 1970 par Jack Sangnier et l’accès aménagé pour rendre celui-ci plus accessible aux randonneurs.
A quelques mètres en dessous du refuge, une plaque apposée sur le rocher commémore l’accident du guide Alfred Couttet. (Exactement Gustave Alfred de ses prénoms mais il était souvent d’usage à l’époque d’utiliser le deuxième prénom comme prénom usuel.).
– Extrait de « La Montagne » revue du Club Alpin Français, n° 185 – Octobre 1925.
Grand Dru.
Gustave Alfred Couttet (né le 31 juillet 1897, mort aux Drus le 2 septembre 1925, fils de Joseph Edouard Couttet et de Marie Judith Borel ), du Lavancher près de Chamonix, 2 septembre 1925. – Ce jeune guide vient de se tuer aux Drus, ses montagnes de prédilection. Il approchait du sommet du Grand Dru, lorsqu’une prise céda sous sa traction. Le malheureux fut précipité dans l’espace; il passa comme un bolide au-dessus de ses compagnons, M. Helburn et le guide Camille Tournier, au dessus d’une deuxième cordée qui suivait. Sa corde fut coupée par le roc ou se brisa et il alla s’écraser à 450 mètres plus bas sur le glacier. Une caravane de secours ramena le corps du malheureux Couttet à Chamonix où cette mort a causé une grosse émotion. Gustave Alfred Couttet était âgé de 28 ans. C’était un garçon accompli. Aimable et plein de vie, il aimait rendre service. Ceux qui avaient tenté des courses en sa compagnie – et tenter avec lui, c’était réussir – demeuraient ses amis et ses admirateurs. Gustave Alfred Couttet était un excellent alpinistes. Son habileté, son » cran » dans les circonstances difficiles, son dévouement étaient inégalables. Il avait réussi 14 fois la traversée des Drus et 33 fois celle du Grépon. Il avait tourné, dans des positions périlleuses, le film de l’escalade du Grépon que beaucoup d’alpinistes ont admiré. Il laisse une femme(née Marie Jeanne Mathilde Jullien dont le mariage fut célébré le 7 octobre 1922 à Culoz) et un enfant de six mois.
renseignements généalogiques :
Gustave Alfred Couttet est né le 31 juillet 1897 au Lavancher, Il se tue aux Drus le 2 septembre 1925, il était le fils de Joseph Edouard Couttet et de Marie Judith Borel.
Il épouse Marie Jeanne Mathilde Jullien dont le mariage fut célébré le 7 octobre 1922 à Culoz , de cette union naîtra le 14 janvier 1925 un enfant, René Xavier qui décédera le 30 juin 1931.
Les Amis du Vieux Chamonix